Il est tard, mais, une envie me prend de t'écrire, de te glisser quelques mots sur une page blanche. Cette page sur laquelle s'écrit, chaque jour, notre histoire. Cette page sur laquelle s'étale un peu plus, chaque jour, notre amour. Il est tard, et pourtant mes pensées s'envolent vers toi. Elles vagabondent dans les airs, soufflées par l'amour que je te porte. Je t'écris ce soir parce que ta présence à mes côtés me manque, parce que j'aimerais être dans tes bras en ce moment même. J'aimerais sentir ta peau, l'a caresser, effleurer tes lèvres. J'aimerais t'entendre me susurrer des mots doux à l'oreille, me dire que je suis belle. J'aimerais passer mes doigts sur ta bouche, te forcer à me sourire. J'aimerais me blottir contre ton torse, sourire aux anges, me laisser porter par tes paroles, me laisser porter par le parfum qui émane de ton enveloppe corporelle.
Je suis là. Face à mes mots qui défilent sous mes yeux. Je pense à toi. Je me vois, les sourcils froncés, concentrée sur ce que j'exhibe de mes pensées, de mon amour transit. J'écoute des musiques qui me mettent dans un état d'esprit que tu es le seul à connaître. Cet état d'esprit, qui m'extirpe des tonnes de larmes que tu ne sais jamais comment arrêter. Ces larmes sur lesquelles tu ne cesses de passer tes doigts pour arrêter leurs routes sur mes joues. Ces larmes que tu n'aimes pas voir couler, et, qui je sais, te mettent mal à l'aise et te déprimes. Je te vois m'encercler de tes bras, me caresser les cheveux. Je te vois me regarder. J'arrive même à voir ton regard me supplier d'arrêter de pleurer. J'arrive à apercevoir tout ça alors que je ne suis qu'en face de ma page blanche jonchée de lettres, de mots.
Il est tard. Je nous imagine. Seuls. Amoureux. Je nous imagine dans les bras l'un de l'autre. Enlacés. Je nous imagine. J'arrive même à vivre ce moment. J'arrive à sentir les battements de ton c½ur. Tu sais, les mêmes que tu avais lorsque nous avons échangés notre premier baiser . Rappelle toi, de ce baiser interminable.
Je pense à toi, mon ange. Je pense à nous. Je pense à tout ce que je te fais subir. Je pense à toute ma complexité que tu acceptes sans dire un mot. Je me rends pourtant compte de tous ces efforts que tu fais pour moi. Je t'assure que je me rends compte de toutes ces choses que tu fais pour moi. Et pourtant, dans mes moments de folie, d'impulsivité, je n'arrive pas à me contrôler. Je n'arrive pas à m'empêcher de te faire des reproches, qui, finalement, m'importent peu. Je n'arrive pas à m'empêcher d'hurler pour des choses inutiles. Je n'arrive tout simplement pas à croquer la vie à pleines dents avec toi. Je n'arrive tout simplement pas à voir la vie en rose que tu m'offres pourtant tous les jours. Je m'excuse mon amour. Je m'excuse d'être ce que je suis. Je m'excuse d'avoir scellé ton c½ur au mien. Je m'excuse de t'aimer. Tu sais, mon c½ur. Tu sais, j'essaye de changer. J'essaye de faire un travail sur moi-même. J'essaye de faire ce travail que tu m'as demandé. J'essaye de contrôler mes excès de colère. J'essaye de contrôler les paroles blessantes qui peuvent émaner de ma bouche sans que je ne les penses. J'essaye de contrôler ces gestes où je te repousse alors que tu essayes d'arranger les choses. J'essaye de changer par amour pour toi. J'essaye, mais en vain.
J'ai encore laissé les mots, et, l'écriture m'emporter. Il se fait de plus en plus tard à présent. Le sommeil m'appelle. J'essaye de le repousser. Ce sommeil qui me fait tant peur, et que je n'arrive à savourer pleinement que lorsque tu le partages avec moi. Je finirais donc par un mot, ou plutôt une phrase authentique, et simple : Je t'aime mon petit homme aux ailes d'anges.